National Council
of Welfare
Canada Conseil national
du bien-tre social




REPONSE AUX COMMENTAIRES PAR MONSIEUR CLAUDE PICHER,
LA PRESSE, LE 19 DÉCEMBRE 2000

Le Conseil national du bien-tre social s’en tient sa décision d’utiliser les seuils de faible revenu pour évaluer la pauvreté. Les seuils représentent une mesure trs crédible du faible revenu. Ils constituent le principal outil dont se servent la plupart des chercheurs en politique sociale au Canada. notre avis, la différence entre « faible revenu » et « pauvreté » est une différence pour la plupart sémantique.

Il existe srement d’autres mesures de la pauvreté. Le Conseil admet qu’aucune mesure n’est parfaite. Toutefois, il est tout fait d’avis, comme d’autres grands chercheurs en politique sociale, que les seuils de faible revenu représentent ce qu’il y a de mieux actuellement pour déterminer qui est pauvre et suivre l’évolution de la pauvreté au fil du temps.

M. Picher semble préconiser l’utilisation d’une mesure de la pauvreté fondée sur un panier de consommation. Il soutient que le Conseil néglige cette approche. Le Conseil connaît bien cette approche et a mme publié un document ce propos en 1999.

La mesure fondée sur un panier de consommation est incomplte et ne sera pas utilisable avant l’an prochain. Dans son article, M. Picher se sert des taux de pauvreté calculés l’aide d’une mesure fondée sur un panier de consommation pour 1996. Ces taux sont tirés d’un rapport du groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la recherche et l’information en matire de développement social, qui a conçu une mesure préliminaire de la pauvreté fondée sur un panier de consommation. Le rapport renfermait une série de mesures visant améliorer cet instrument préliminaire, qui, l’heure actuelle, ne peut absolument pas tre considéré comme étant « rigoureux et fiable ».

La grande critique de M. Picher l’égard des seuils de faible revenu, c’est qu’une province riche comme l’Ontario enregistre un taux de pauvreté plus élevé qu’une province pauvre comme Île-du-Prince-Édouard. Dans l’esprit de M. Picher, ce taux contredit d’autres statistiques, comme les taux de chômage, les données fiscales et les transferts sociaux.

M. Picher semble croire qu’une mesure de la pauvreté fondée sur un panier de consommation peut redresser cette incohérence apparente. Il oublie peut-tre le fait que, mme en ayant recours la mesure préliminaire, on a néanmoins obtenu des taux de pauvreté plus élevés pour certaines provinces dites plus riches que pour d’autres censément plus pauvres.

Par essence, les statistiques sur la pauvreté ne concordent pas toujours avec celles que cite M. Picher. Les statistiques sur la pauvreté nous apprennent que la richesse d’un pays, d’une province ou d’une ville n’est pas nécessairement répartie équitablement entre tous ses habitants. En termes simples, les seuils de pauvreté servent évaluer la qualité du fonctionnement de notre démocratie.

Monsieur Armand Brun
Vice-président
Conseil national du bien-tre social



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