National Council of Welfare

Conseil national du bien-être social

DIFFUSION IMMÉDIATE

PASSER DES PAROLES AUX ACTES POUR LES ENFANTS, RECOMMANDE LE CONSEIL NATIONAL DU BIEN-ÊTRE SOCIAL

                  Les gouvernements devraient passer des paroles aux actes pour
répondre aux besoins des enfants, soutient le Conseil national du bien-
être social dans un nouveau rapport intitulé Parents en santé, bébés en
santé. «Tous les gouvernements au Canada conviendraient sûrement qu'il
est judicieux, sur le plan de la politique publique, d'offrir aux
enfants le meilleur départ possible dans la vie,» lit-on dans le
rapport. «Reste à savoir si les gouvernements sont disposés à passer
de la parole aux actes.» Ce rapport est le premier d'une série prévue par le Conseil
national du bien-être social, qui traitera des grandes questions
touchant les enfants et leurs parents à différents stades de la vie.
Parents en santé, bébés en santé s'intéresse aux questions qui se
posent avant et pendant la grossesse et durant la première année
de vie. «La période prénatale et la petite enfance sont sans doute les
périodes les plus critiques de la vie. En investissant des sommes
modestes pour favoriser la santé et le bien-être des mères et des
bébés, on peut produire des bienfaits qui durent toute la vie.
L'indifférence, la négligence et l'inaction peuvent entraîner des
problèmes qui, eux aussi, persisteront toute la vie.» -2- Partout dans le rapport, l'accent est mis sur les «interventions»
qui se sont avérées efficaces à l'égard de problèmes tels que le faible
poids à la naissance ou le manque d'appui aux jeunes parents. En même
temps, le rapport exhorte les gouvernements à combattre la pauvreté. Des interventions bien ciblées peuvent limiter les méfaits
entraînés par la pauvreté mais elles ne nous dispensent pas de la
nécessité de combattre la pauvreté sous toutes ses formes, lit-on
dans le rapport. De l'avis du Conseil national du bien-être social, il sera
difficile de s'attaquer aux nombreux problèmes des familles ayant
des enfants, tant que les pouvoirs publics ne prendront pas ces problèmes
au sérieux. Le rapport souligne quatre domaines où il faut réviser de
toute urgence la politique gouvernementale: * Mettre un terme aux coupures arbitraires dans les programmes
sociaux. Le bien-être des enfants et de leurs parents passe par la
volonté des gouvernements de venir en aide aux gens qui sont incapables
de défendre seuls leurs intérêts. Il s'agit entre autres d'appuyer les
vastes programmes sociaux comme l'assistance sociale, l'assurance-
emploi et les pensions gouvernementales. * Cesser de se décharger sur d'autres des responsabilités
sociales. L'un après l'autre, les gouvernements fédéraux ont, au cours
de la dernière décennie, consacré une bonne partie de leur énergie à
l'assainissement de leurs finances en se déchargeant sur des paliers
inférieurs du gouvernement du coût des programmes sociaux. Bien des
gouvernements provinciaux et locaux ont appliqué des tactiques
semblables. En conséquence, on a observé une diminution marquée de
l'appui envers les programmes sociaux; les organismes bénévoles, sans
but lucratif et de bienfaisance se sont retrouvés avec un fardeau accru
et, enfin, la misère humaine est plus grande que jamais. * Une évaluation approfondie et en temps opportun de la part
d'experts indépendants des programmes sociaux. Très peu de programmes
sociaux au Canada sont convenablement évalués et les quelques
évaluations réalisées jusqu'ici sont souvent publiées trop tard pour
avoir des répercussions réelles sur la politique publique. -3- * S'engager à maintenir les programmes sociaux efficaces.
À partir du moment où un programme a fait l'objet d'une évaluation
sérieuse qui en a démontré l'efficacité, il devrait être à l'abri des
changements inconsidérés de la part des autorités publiques. Le progrès
social est la victime à chaque fois qu'un nouveau gouvernement remanie
des programmes pour des raisons purement politiques ou idéologiques.
Tout ce qui a été fait pour des motifs essentiellement politiques ou
idéologiques est presque inévitablement voué à être défait lors d'un
changement de gouvernement. Comme bien d'autres groupes, le Conseil national du bien-être
social croit qu'il est beaucoup plus efficace de s'attaquer aux causes
profondes des problèmes rencontrés par les parents et les enfants, que
de réparer le mal après coup. L'appel à la prévention est tellement
fort que les gouvernements ne peuvent plus l'ignorer. «Ce rapport, comme bien d'autres études réalisées par d'autres
chercheurs, a montré que des programmes bien conçus pour venir en aide
aux familles donnent de bons résultats et contribuent au bien-être de
l'ensemble de la population. Nous avons les moyens de concevoir des
interventions spéciales à l'intention des familles qui ont besoin d'une
aide particulière. Nous avons aussi les moyens de faire de réels
progrès dans la lutte contre la pauvreté et les problèmes sociaux qui
l'accompagnent. Il nous manque cependant une chose : la volonté de
nous attaquer à la tâche.» Le Conseil national du bien-être social est un organisme
consultatif de citoyens qui conseille le gouvernement fédéral sur des
questions relatives aux citoyens à faible revenu. Il relève de la
compétence du Ministre du Développement des ressources humaines. __________________________ Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec: Conseil national du bien-être social 1010 rue Somerset ouest, 2e étage Ottawa K1A 0J9 (613) 957-2961
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